nbaDans la nuit de Mardi la NBA  a repris ses droits avec l’ouverture de la saison 2016-2017. C’est pour nous l’occasion de faire un petit tour d’horizon de ce qui nous attend ces prochains mois de l’autre côté de l’Atlantique.

 

Tout d’abord passons rapidement sur les changements globaux:

-Il y a eu au sein des règlements internes à la ligue, une augmentation du salary cap de 34% pour atteindre 94 millions  pour l’exercice 2016-2017. Cette hausse peut s’expliquer par la manne financière d’un peu plus de 2,5 milliards par an en droits TV.  En conséquence directe de cette augmentation de « cap », le seuil de Luxury Tax sera désormais de 113 millions de dollars pendant que la masse salariale minimum passe à 84,7 millions. Bref, la NBA est un business qui se porte plutôt bien!

-Concernant les arbitres, ils pourront désormais avoir recours à la vidéo pour déterminer notamment si un tir a été réalisé avant la fin de la période de 24 secondes ou si une faute personnelle du type passage en force a été commise. La NBA a déjà recours à la vidéo pour aider les arbitres depuis 2002-03, initialement pour déterminer si un tir a été déclenché avant la sirène marquant la fin d’une période ou d’un match.

 

Les forces en présence pour la saison de NBA 2016-2017:

 

Le favori : Golden State Warriors

Ils sont les immenses favoris pour récupérer leur titre perdu il y a quelques mois face aux Cavaliers.

golden_state_warriors_logo-svgLors de l’exercice 2015-2016, les Golden State Warriors ont signé un nouveau record de victoires en saison régulière, mais furent battus lors des Finales par Cleveland. Pour rebondir et à nouveau accrocher le trophée, Golden State a réussi à récupérer, ni plus ni moins que l’ancien MVP Kevin Durant. Avec cette arrivée, c’est peut être l’une des meilleures équipes jamais assemblées sur le papier. Sur le terrain, l’intégration du quadruple meilleur scoreur de la NBA passera inévitablement par un savant partage des shoots. Cette année, le défi principal est de réussir à faire cohabiter les stars, sans quoi la reconquête du titre sera compliquée Comment faire vivre ensemble les deux derniers MVP de la NBA mais aussi des All-Stars confirmés. Bien sûr, salary cap oblige, les Warriors ont dû faire des sacrifices pour s’offrir Durant, et ils ont perdu : Barnes, Bogut, Ezeli ou encore Barbosa et Speights. C’est tout simplement 40% de l’effectif champion en 2015. C’est 40% de l’effectif qui vient de battre le record de victoires en saison régulière. Reste qu’il sera quasi impossible de défendre en même temps sur Stephen Curry, Klay Thompson et Kevin Durant. Celui qui risque d’en souffrir le plus, c’est Draymond Green, même s’il restera incontestablement le patron de la défense. Outre une cohésion à trouver, la faiblesse des Warriors se situe peut être sur les postes arrières où Leandro Barbosa n’a pas été remplacé ou sur la protection du cercle.

Arrivées : Damian Jones, Patrick McCaw, Kevin Durant (Thunder), Zaza Pachulia (Mavs), David West (Spurs),

Départs : Andrew Bogut et Harrison Barnes (Mavs), Leandro Barbosa (Suns), Brandon Rush (Wolves), Festus Ezeli (Blazers), Marreese Speights (Clippers)

 

 

Le champion en titre: Cleveland Cavaliers
Les Cavaliers en quête du back-to-back

 

Arrivées : Kay Felder, DeAndre Liggins, Chris Andersen (Memphis), Mike Dunleavy Jr. (Chicago)

Départs : Matthew Dellavedova (Milwaukee), Timofey Mozgov (LA Lakers), Sasha Kaun, Mo Williams

 

 

Les outsiders à l’Est: Toronto, Indiana, Boston

small_logo-raporsToronto Raptors: Impressionnant et surprenant en saison régulière, la franchise a longtemps gêné Cleveland pour prétendre à la première place de la conférence Est. La campagne de playoffs s’est jouée à peu de choses sur les 1ers tours, puis ils ont été logiquement battus par les Cavs. Difficile de les voir faire mieux cette saison. Pour déjouer les pronostics, ils ont pris le pari de miser sur la continuité, avec notamment la prolongation de DeMar DeRozan. L’effectif ne bouge presque pas, mais les quelques changements pourraient avoir un  impact : Bismack Biyombo a dû filer à Orlando et c’est Jared Sullinger qui a fait le chemin dans l’autre sens (en provenance de Boston) pour apporter des points et des rebonds, dans un registre bien différent. Enfin Kyle lowry a fait le plein de confiance à Rio avec une médaille d’or.

Arrivées : Jakob Poeltl, Pascal Siakam, Jared Sullinger (Celtics), Fred VanVleet, Jarrod Uthoff, Brady Heslip

Départs : Bismack Biyombo (Magic), James Johnson (Heat), Luis Scola (Nets)

 

indiana-pacersIndiana Pacers: Auteurs de l’un des plus beaux recrutements de l’été. Larry Bird veut jouer le titre et à minima viser le top 3 à l’Est, et il s’en est donc donné les moyens. Les Pacers ont conclu les arrivées de joueurs majeurs comme Jeff Teague (Atlanta), Thaddeus Young (Brooklyn) et Al Jefferson (Charlotte). Dès lors, sur le papier, ces Pacers désormais coachés par Nate McMillan, ont toutes les armes pour rivaliser avec les meilleurs de la ligue sur les 82 matches de saison régulière. A la mène, Jeff Teague va remplacer George Hill. Teague sort d’une bonne saison à Atlanta (15,7 pts, 6pds par match). Au poste 4, les Pacers ont peut-être réussi leur meilleur coup de l’été en recrutant l’intérieur gaucher Thaddeus Young ancien des sixers (18pts, 6rbds de moyenne en 2013/2014) , contre leur 20e choix de draft et un futur 2e tour. Enfin Al jefferson libre de tout engagement, a signé un deal de 30 millions de dollars sur 3 ans avec Indiana, complétant ainsi un effectif qui aura bien belle allure. Le Français, Kevin Séraphin signataire d’un contrat de deux ans début septembre, aura là une vraie carte à jouer. La fin des pépins physiques et le brillant retour de Paul Georges pourrait presque nous faire envisager un titre de MVP surprise si tout se déroule sans accrocs en Indiana.

Arrivées : Aaron Brooks (Chicago), Jeremy Evans (Dallas), Al Jefferson (Charlotte), Georges Niang (Iowa State), Alex Poythress (Kentucky), Kevin Seraphin (New York), Julyan Stone (Gaziantep), Jeff Teague (Atlanta), Thaddeus Young (Brooklyn), Nick Zeisloft (Indiana University)

Départs : George Hill (Utah), Jordan Hill (Minnesota), Solomon Hill (New Orleans), Ty Lawson (Sacramento), Ian Mahinmi (Washington), Shayne Whittington (Obradoiro).

 

033393c13e6dec0fd6cc5006453fbeb5_400x400Boston Celtics: En progression constante depuis leur prise en main de l’équipe par Brad Stevens, ils ont frappé fort cet été en recrutant Al Horford. Ils sont des candidats sérieux à une finale de conférence. Depuis la fin du « Big Three », Danny Ainge a compilé les bons choix de Draft et les jeunes joueurs prometteurs. Jusqu’à présent, cela s’est terminé par deux éliminations au premier tour des playoffs (face à Cleveland puis Atlanta). Pour passer ce cap, il leur fallait un joueur capable de prendre l’attaque à son compte dans les moments importants, et ce, malgré le niveau affiché par Isaiah Thomas l’an passé. Même si Al Horford doit permettre aux Celtics de passer un cap, c’est sans doute le niveau de ce même Isaiah Thomas qui déterminera de la réussite de la saison de Boston. Reste qu’il lui faudra jouer au même niveau que l’an passé, voire encore mieux, pour porter les ambitions de son club et l’installer durablement comme une top franchise qu’elle doit redevenir;

Arrivées : Al Horford (Atlanta), Gerald Green (Miami), Jaylen Brown, Ben Bentil, Demetrius Jackson
Départs : Jared Sullinger (Toronto), Evan Turner (Portland), John Holland

 

 

 

Les outsiders à l’Ouest:  San Antonio L.A.Clippers Utah

san_antonio_spurs-svgSan Antonio Spurs:  Les Spurs sont toujours bien présents parmi les candidats au titre. Malgré la retraite de Tim Duncan, Gregg Popovich dispose d’un effectif solide autour de Kawhi Leonard et LaMarcus Aldridge. La retraite de Tim Duncan a été comblée par l’arrivée de Pau Gasol. L’interrogation porte plus sur Manu Ginobili et Tony Parker -qui vieillissant- n’ont plus le même premier pas. Sans compter que pour faire de la place à Pau Gasol, San Antonio a également dû sacrifier Boris Diaw, si précieux lors du titre de 2014. Matt Bonner laissé libre, David West parti à Golden State, le banc texan semble affaibli, les arrivées de David Lee et Dewayne Dedmon ne suffisant sans doute pas à combler le vide. Fort d’une superbe campagne olympique (21.3 points de moyenne), Patty Mills va devoir rester à ce même niveau. LaMarcus Aldridge va donc devenir la clé de voûte des Spurs à l’intérieur et son duo avec Kawhi Leonard devra porter l’équipe. Alors oui il y a toujours énormément de talent et les Spurs devraient traverser la saison régulière sans trop d’encombres, mais le jeu de San Antonio est finalement assez statique et le banc s’est considérablement affaibli. Enfin l’association Aldridge/Gasol pose quand même des questions. Beaucoup de voyants à l’orange pour un prétendant au titre?

Arrivées : Pau Gasol (Chicago), David Lee (Dallas), Davis Bertans, Dewayne Dedmon (Orlando), Nicolas Laprovittola, Livio Jean-Charles, Joel Anthony (Detroit), Patricio Garino, Dejounte Murray

Départs : Tim Duncan, Boris Diaw (Utah), Matt Bonner, Boban Marjanovic (Detroit), Kevin Martin, Andre Miller, David West (Golden State)

 

clippersLos Angeles Clippers: L’équipe de Doc Rivers a tout pour inquiéter les Warriors et les Spurs. Oui mais voilà chaque année, il échoue…Cette année, ils repartent donc au combat avec les mêmes, persuadés que c’est leur année. Bien sûr, il y a eu des départs, mais rien de bien marquant. En revanche, les nouveaux semblent plus efficaces et costauds avec Ray Felton, Marreese Speights, Alan Anderson et Brandon Bass. DeAndre Jordan et Blake Griffin possèdent enfin des remplaçants dignes de ce nom. Idem pour Chris Paul qui pourra s’économiser lorsque Felton prendra la suite. À chaque fois qu’on se dit qu’ils ont franchi un palier, et qu’ils peuvent atteindre la finale de conférence, ils échouent faute de banc. Alan Anderson, débarque sur le poste faible de l’équipe, celui d’ailier. Paul Pierce n’a pas apporté grand chose la saison passée, et Wes Johnson n’a pas l’étoffe d’un titulaire. Aujourd’hui, les clippers possèdent un effectif très riche, et un nouvel échec pourrait être synonyme de fin de cycle avec, pourquoi pas, les départs de Chris Paul et Blake Griffin…Bref l’année ou jamais pour eux, surtout en lors des playoffs

Arrivées : Brice Johnson, Mo Speights (Warriors), Raymond Felton (Mavs), Alan Anderson (Wizards), Brandon Bass (Lakers)

Départs : Jeff Green (Magic), Cole Aldrich (Wolves), Pablo Prigioni (Rockets), Branden Dawson

 

utah_jazz_logo_2010Utah Jazz: D’autres auraient peut être choisis les Blazzers mais j’avais envie de miser sur une équipe qui n’était pas en playoffs la saison passée : le Jazz. Les coéquipiers de Rudy Gobert ont loupé la dernière marche,au dernier soir la saison passée, mais cette saison devrait être la bonne avec les renforts de très bons vétérans : George Hill, Joe Johnson et Boris Diaw. Pourquoi ce choix? Les dirigeants ont choisi de recruter un meneur d’expérience en la personne de George Hill coéquipier modèle. Il saura faire jouer les autres. On sait qu’il va souffrir face aux cadors de sa conférence mais l’homme est solide. Autre vétéran recruté : Joe Johnson. C’est un shooteur, et c’est indispensable aujourd’hui. Enfin, Boris Diaw sacrifié par les Spurs, pour recruter Pau Gasol. Sur le papier, c’est jeune, athlétique, expérimenté, intelligent… Il y a tout pour jouer les trouble-fête à l’Ouest, c’est l’année ou jamais pour confirmer avec une place en playoffs. Enfin côté français, Rudy Gobert va devoir prouver qu’il est de la trempe d’un franchise player surtout avec la signature de son dernier contrat.

Arrivées : George Hill (Pacers), Joe Johnson (Heat), Boris Diaw (Spurs), Joey Bolomboy

Départs : Trevor Booker (Nets), Trey Burke (Wizards), Tibor Pleiss

 

 

Le contingent français en NBA:

Nous avons déjà vu que Diaw, Gobert Parker, et Séraphin faisaient parti de rosters de grosses écuries avec de beaux rôles pour chacun d’eux. D’autres Français seront aussi sur les parquets américains cette saison. En voici le détail:

Alexis Ajinça (La Nouvelle-Orléans)
A 28 ans, le pivot veut s’imposer dans le cinq majeur des Pélicans. Il est en concurrence avec Omer Asik pour le rôle de partenaire privilégié de la star Anthony Davis. Durant l’intersaison, Ajinça (14,6 minutes et 6 points en moyenne par match en 2014-15), a travaillé sur son physique avec un entraîneur d’athlétisme.
Nicolas Batum (Charlotte)
« Batman » est très attendu depuis qu’il est devenu cet été l’un des sportif français les mieux payés de l’histoire après une très prometteuse saison 2015-16, sa première en Caroline du Nord. Après les départs de Jeremy Lin, Al Jefferson et Courtney Lee, les supporters des Hornets sont inquiets, mais Batum, semble en confiance.
Evan Fournier (Orlando)
Les dirigeants d’Orlando,  n’ont aucune réserve sur l’arrière à qui ils ont offert un contrat de 85 millions de dollars sur cinq ans. « Je me sens plus fort encore que la saison dernière », a prévenu Fournier, meilleur marqueur français en NBA la saison passée (15,4 pts en moyenne par match).
Joffrey Lauvergne (Oklahoma City)
Après 18 mois largement frustrants à Denver, Lauvergne a peut-être trouvé l’équipe qui va lui permettre de s’imposer en NBA. Le pivot a été recruté pour muscler le jeu d’Oklahoma City.
Timothé Luwawu (Philadelphie)
Seul « rookie » français de la saison, drafté en juin, et quasi inconnu du grand publc, l’ailier âgé de 21 ans a débarqué dans une franchise qui enchaîne les saisons catastrophiques, mais il pourrait s’offrir du temps de jeu et gagner rapidement en expérience.
Ian Mahinmi (Washington)
Devenu titulaire indiscutable la saison dernière à Indiana, Mahinmi a rejoint Washington. Le pivot, qui a fini la saison 2015-16 avec des moyennes de 9,1 points et 7,2 rebonds par match, s’est blessé au genou gauche et sera indisponible au moins un mois.
Joakim Noah (New York Knicks)
Après sept saisons à Chicago, dont une dernière perturbée par une blessure à une épaule, le pivot franco-américain a réalisé un rêve en rejoignant New York, la ville où il a grandi, et les Knicks, l’équipe qui l’a fait rêver enfant.
En revanche pas de Damien Inglis (New York), Axel Toupane (Denver) et Livio Jean-Charles (San Antonio) qui ont été pour leur part « coupés » par leur équipe respective à l’issue de la préparation.
Pour aller plus loin concernant la NBA:
-le site nba.com
-le site basketusa.com

 

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